Nous
résumons ici les facteurs les plus impliqués dans la
dévitalisation progressive des individus intrinsèques
ou extrinsèques, ils font barrage au flot de la vie. Leurs
conséquences, bien souvent banalisées, associent des
tableaux cliniques immunodéprimés et hyper-perméabilisés
vis-à-vis du stress, sur un fond d’asthénie ou
de déprime chronique. Une cure de revitalisation bien construite
par le praticien doit donc tenir compte, dès l’anamnèse,
de ces différents paramètres et proposer les outils
nécessaires aux différentes corrections. L’implication
thérapeutique de la naturopathie holistique semble parfaitement
illustrée.
1 — Les fatigues digestives chroniques
Des digestions difficiles ou interminables, des repas trop nombreux
ou complexes… épuisent les glandes digestives et le système
nerveux.
2 — L’alimentation dévitalisée
Les cuissons systématiques ou maladroites, les processus de
culture, d’élevage ou de conditionnement de plus en plus
chimiques, les modes de conservation stérilisants (conserves,
rayons gamma…) ou les longs stockages privent l’aliment
de tout ou partie de sa vitalité.
3 — Les sources intoxicantes diverses
Elles sont consécutives à certains aliments (café,
alcool, sucres, Coca, viandes, graisses saturées…), métaux
lourds (plomb, mercure, cadmium…), médicaments (de synthèse
et surtout associés entre eux, contraception orale), pollutions
chimiques (air, eau, sols…), ou intoxicantes diverses, liées
aux fermentations ou putrescences digestives, élévation
des taux d’urée, acide urique, créatinine, triglycérides,
cholestérol LDL, acide lactique, etc. qui surmènent
les fonctions émonctorielles (organes filtres) et perturbent
tous les métabolismes de l’organisme.
4 — Le surmenage musculaire conscient
Par excès de travail physique, de sport de compétition.
Il use les réserves protéiques, malmène les adaptations
nerveuses et hormonales, décuple les productions oxydantes
cellulaires.
5 — Le surmenage musculaire inconscient
Il correspond aux innombrables microcontractures chroniques, tensions
s’accumulant dans les mâchoires, les épaules, l’abdomen,
le dos… et indissociables des situations de stress mal gérées.
6 — Le surmenage sexuel
Confondre quantité et qualité peut entraîner,
chez l’homme plus particulièrement, des fuites importantes
de zinc, sélénium ou vitamine E, sans parler des fuites
du qi qu’évoquent les Orientaux soucieux d’économiser
leur sperme (mais pas leur plaisir !).
7 — Les perturbations de l’écosystème
intestinal
Dysmicrobisme affectant la flore, parasites, mycoses… liés
aux erreurs alimentaires, aux diarrhées ou viroses digestives
autant qu’aux médicaments et au stress induisent des
troubles de l’assimilation, des carences et des épuisements
immunitaires.
8 — La sédentarité
Manque d’exercice physique d’où sous-oxygénation,
ralentissement des échanges métaboliques, processus
de prise de poids, de sclérose, d’hypofonctionnement
des émonctoires, de dépression.
9 — La sous-stimulation professionnelle
Sur le modèle de la sédentarité, cette sous-stimulation
génère très souvent démotivation, morosité,
repli sur soi et dépression larvée.
10 — Les carences solaires
Vêtements, écrans nuageux, pollutions atmosphériques
et cancérophobie coupent l’être humain de la source
vitale, car, dangereux pris à l’excès, le soleil
demeure notre source de vitalité holistique !
11 — Les sources de stress oxydatif
Les UV, les infections ou inflammations chroniques, les métaux
lourds, la radio-activité, l’ozone, tout comme certains
médicaments, l’alcool et le tabac sont sources de radicaux
libres — facteurs sournois de vieillissement prématuré
et d’épuisement biologique.
12 — Les barrages énergétiques
Amalgames dentaires mercuriels, vaccins abusifs, systématiques
ou suspects, foyers infectieux chroniques banalisés ou ignorés
(amygdales, appendice, cavum…), cicatrices, blocages ostéopathiques
peuvent faire obstacle à la circulation de méridiens
d’acupuncture ou/et de vaisseaux par exemple. S’y rattachent
aussi nombre de pathologies à distance.
13 — Les fuites énergétiques
Les causes ci-dessus peuvent générer aussi des déperditions
insidieuses d’énergie vitale (cicatrices notamment, véritables
« robinets » entrouverts à l’insu de l’individu).
14 — Des facteurs géobiologiques
Lignes à haute tension, proximité de générateur
électrique ou de centrale nucléaire, mais aussi, à
l’échelle personnelle, utilisation répétée
des ordinateurs (et autres écrans cathodiques), des téléphones
portables, l’absence de prise de terre sur tous les appareils
électriques de la maison… sont des facteurs pathogènes
ou dévitalisants insidieux.
15 — Le surmenage mental
Travail intellectuel intense, overdoses de concentration, surmenage
mémoriel ou analytique engendrent souvent anxiété,
troubles du sommeil, déséquilibre nerveux et pensées
obsessionnelles, négatives.
16 — L’isolement psycho-affectif
Perte de la convivialité, expériences de rejet, d’abandon
ou d’exclusion sont à l’origine de troubles névrotiques
anxieux puis dépressifs. On parle alors de carence affective
au même titre que de carence minérale ou vitaminique.
La chaleur humaine, les échanges sont d’authentiques
vitamines pour le cœur et le corps : n’a-t-on pas prouvé
que deux ou trois simples contacts de tendresse par jour (être
pris dans des bras) améliorent nettement les réponses
immunitaires ?
17 — La rupture d’avec le
milieu naturel
Toucher des rochers, du sable humide, de la terre labourée
ou de l’herbe encore pleine de rosée sont autant de recharges
subtiles. Plus vitalogènes encore sont les grands arbres, les
animaux à sang chaud et les levers de soleil du printemps.
Combien de nos contemporains occidentaux peuvent-ils profiter aujourd’hui
de ces occasions autrement que par l’image et la technologie
du virtuel ?
18 — La perte de l’idéal
À la fois cause et conséquence des autres facteurs ci-dessus,
la perte de l’idéal semble le drame des générations
nouvelles : perte des motivations, absence de modèles créatifs
et exaltants conduisent vite à la déprime ou à
la révolte. L’enthousiasme perdu, comment trouver un
sens à la vie ?