LES COMPATIBILITES ALIMENTAIRES
Depuis
une cinquantaine d’années, notre siècle a connu
une explosion de nouveaux produits alimentaires (bonbons, surgelés,
féculents, soufflés, aliments exotiques, etc.), une
nouvelle qualité alimentaire défectueuse (engrais de
synthèse, pesticides, colorants, conservateurs, aliments transgéniques),
de nouvelles habitudes alimentaires (restauration rapide) et de nouveaux
mélanges au cours du même repas.
Prenons,
par exemple, les desserts en fin de repas, devenus un réflexe
très courant : ceux-ci ne correspondent pas à un besoin
physiologique au départ, mais à un besoin culturel.
Nos arrières grands-parents ne consommaient pas de façon
systématique des yaourts, des glaces, des tartes aux fraises
(surtout en plein hiver !) à la fin de chaque repas.
Cela
dit, bien que souvent incompatibles avec les autres aliments à
cause du sucre, les desserts sont devenus nécessaires dans
nos échanges culturels alimentaires. Nous allons donc apprendre
à gérer notre alimentation en tenant compte de ces aliments
ou repas conventionnels et en jouant la carte « soupape de sécurité
» de temps à autre.
Cette
manière de procéder nous permettra d’aller vers
une meilleure logique alimentaire sans se refuser, parfois, un plaisir
non pas inné mais acquis. Le principe de base n’est pas
de faire de son alimentation une religion contraignante pour soi et
pour les autres. Il faut éviter les transformations radicales
et procéder à une évolution en douceur. Le repas
convivial fait partie de notre culture et représente un moment
éminemment communautaire et personnel.
Le
texte qui va suivre peut paraître complexe de prime abord. Tenir
compte des associations alimentaires compatibles ne va pas dans le
sens actuel de la diététique officielle ni dans le sens
de l’alimentation familiale de notre enfance. Mais la pratique
devient simple, la théorie une fois maîtrisée
: un repas à base de crudités en entrée suivi
d’un gratin de pâtes au gruyère est un repas compatible,
suffisant et à la portée de tous.
Aucune
quantité ne sera donnée, même à titre d’exemple,
car elles sont très variables d’une personne à
l’autre, d’un jour à l’autre, d’une
saison à l’autre, selon le vécu émotionnel
et professionnel de chacun. Les quantités sont à définir
par chacun, suivant son besoin qui peut être très faible
par moments avec tendance ponctuelle à l’anorexie ou,
au contraire, extravagant avec boulimie. Dans les deux cas, cela correspond
à un besoin non pas physiologique mais à un besoin mental.
Ce besoin mental est aussi important que les autres !
En
effet, dès que l’on touche à l’alimentation
d’une personne, c’est toute son intimité qui est
en jeu. L’organisme a mémorisé des aliments, des
goûts, des mélanges, des comportements alimentaires pendant
l’enfance et l’adolescence. L’amour ou le rejet
d’un aliment est directement lié (entre autres) à
des situations affectives de joie, d’amour, mais aussi de drames,
de souffrances.
De
ce fait, il ne peut être question d’intervenir sur l’alimentation
d’une personne, donc sur sa santé (quel que soit son
âge) en terme d’obligation ou d’interdiction. La
santé est un choix personnel lorsque la démarche vers
l’écoute et la connaissance de soi se font.
LES
ASSOCIATIONS ALIMENTAIRES
Cette
théorie repose d’une part sur le temps de digestion de
chaque aliment et de l’énergie mise à la disposition
de celle-ci, d’autre part sur l’équilibre acido-basique
digestif.
Le temps de digestion des aliments : il peut varier
de quelques minutes pour les jus de fruits, les fruits, le sucre,
le miel, à environ une demi-heure pour les légumes verts
et jusqu’à cinq heures pour les légumineuses (lentilles
et légumes secs en général). Le capital d’énergie
mis à la disposition de l’organisme pour la digestion-assimilation
peut donc être très variable, voire considérable
suivant les aliments ingérés.
Le
potentiel de vitalité générale d’une personne
est fonction de son hygiène de vie physique, mentale et alimentaire.
Si cette hygiène est défectueuse, ce potentiel de vitalité
personnel sera diminué et certaines fonctions en souffriront.
Cela peut être la fonction musculaire entraînant l’apathie,
la fonction sexuelle entraînant un manque de désir, la
fonction thermique donnant des sensations de froid aux extrémités
du corps, la fonction d’évacuation des selles donnant
la constipation, la fonction mentale et émotionnelle impliquant
une augmentation du stress, des troubles de mémoire, la fonction
digestive, avec colite, diarrhées, la fonction d’assimilation
avec la maigreur, la fonction d’élimination des graisses,
avec une surcharge pondérale, la fonction de reproduction avec
la difficulté à être enceinte, la fonction d’élimination
toxinique cellulaire enclenchant des symptômes de maladie.
FABRICATION DE TOXINES IMPROPRES À L'ETAT DE SANTÉ GÉNÉRALE.
Si
la personne consomme des aliments « lourds » à
digérer, une carence d’énergie certaine dans les
fonctions digestives se fera sentir et ces mêmes aliments, au
lieu de nourrir, vont stagner dans l’estomac et les intestins
trop longtemps, dans un processus de fermentation et de putréfaction.
Non seulement l’objectif de départ, qui était
nutritionnel, ne sera pas atteint, mais, à la place, nous aurons
une situation d’empoisonnement par fabrication de toxines impropres
à l’état de santé générale.
Les
principaux signes cliniques en sont une langue blanche chargée,
une haleine fétide, des selles irrégulières,
collantes, nauséabondes, une urine foncée, malodorante.
La
capacité de digestion-assimilation est directement liée
au potentiel d’énergie, de vitalité. Ce potentiel
est variable au cours de la vie, au cours des saisons et même
d’une journée.
Par
ces quelques lignes, j’invite le lecteur à réfléchir
d’une part à ses besoins nutritionnels, mais aussi à
mettre en relation sa capacité énergétique de
digestion-assimilation avec l’aliment lui-même.
En
fait, si je pousse le raisonnement plus loin, il faudrait, avant de
manger, se poser simultanément deux questions :
— Cet aliment va-t-il m’apporter les nutriments essentiels
dont j’ai besoin ?
— Ai-je les capacités énergétiques suffisantes
pour digérer, assimiler et éliminer les déchets
provenant de cet aliment ?
L’EQUILIBRE
ACIDO-BASIQUE DIGESTIF
Cet
équilibre se mesure sur une échelle de valeur allant
de 1 à 14 : de 1 à 7 l’état est acide,
de 7 à 14 l’état est basique. L’équilibre
entre les acides et les bases se situe dans l’idéal à
7. On parle alors du potentiel hydrogène (pH).
Exemples
: le pH sanguin est de 7,35, un peu basique, le pH urinaire varie
de 5 à 9, le pH de la peau est de 5,2. La digestion se fait
aussi dans un pH particulier, suivant l’aliment ingéré.
A.
LES SUCRES LENTS
On
les appelle aussi féculents, glucides lents, hydrates de carbone.
Ce sont les pommes de terre, le riz, les pâtes, le pain, le
pil-pil, le quinoa, le millet, le sarrasin, la semoule de couscous
(toutes les céréales en général). Ils
subissent une première phase digestive buccale en milieu basique,
grâce à un suc digestif buccal basique (pH 7 à
8). Ce travail de transformation chimique continue dans l’estomac,
toujours grâce à ce suc salivaire basique.
L’aliment
ainsi travaillé et broyé passe ensuite dans le haut
de l’intestin grêle (le duodénum). D’autres
sucs digestifs pancréatiques (pH 7 à 8) vont continuer
et finir ce travail de digestion avant assimilation par les parois
de l’intestin.
La
digestion des féculents se fait en milieu basique et principalement
dans la bouche et le duodénum.
Les céréales sont des graines bien adaptées aux
granivores, c’est-à-dire aux oiseaux. Ces derniers ont
la capacité d’absorber les graines crues, en les conservant
dans leur jabot, avant d’être transformées chimiquement
dans un estomac, puis dans le gésier qui va assurer le broyage
des graines.
Les
céréales apportent une quantité massive de sucres
à l’organisme, nécessaire chez l’oiseau
qui en consomme considérablement en cours de vol.
La
transformation de ces aliments nécessite une quantité
importante d’oxygène. C’est pour cela que les oiseaux
possèdent non seulement deux poumons comme les humains, mais,
en plus, des sacs aériens disposés autour des poumons.
Le rôle de ces sacs aériens supplémentaires est
de stocker et de déstocker, suivant la demande, cet oxygène
nécessaire à l’oxydation du carbone et de l’hydrogène,
contenus dans les céréales et présents dans le
sang.
L’homme
n’effectue pas les efforts physiques comparables en intensité
et en durée à ceux qu’effectuent les oiseaux en
vol.
Une consommation excessive de céréales sans contrepartie
de dépenses physiques crée une dépense d’énergie
conséquente pour dissiper le sucre en excédent. De ce
fait, l’appareil cardio-pulmonaire est mis à rude épreuve
lors de l’utilisation de ces sucres arrivant massivement. Pour
éviter les sensations de chaleur excessive dans le corps, le
surmenage du pancréas chargé de maintenir le taux de
sucre dans le sang et l’usure plus rapide du système
cardio-pulmonaire, les sédentaires doivent réduire leur
consommation de céréales (pour les asthmatiques, elle
est fortement déconseillée, dans ce cas, leur préférer
les pommes de terre). Pour les travailleurs physiques, les sportifs,
une consommation modérée (une fois par jour) de céréales
leur apportera le sucre et les nutriments nécessaires à
leurs activités.
B.
LES PROTÉINES
Les
protéines comprennent la viande, le poisson, les œufs,
le yaourt, les fromages, le tofu, les noix, les noisettes et les amandes
(oléagineux). Elles ne subissent pas d’action chimique
buccale. Après mastication, ces aliments parviennent dans l’estomac.
Dans ce dernier, l’organisme libère de l’acide
chlorhydrique (HCl) d’un pH 2 à 4, donc très acide.
Une
fois transformées en acides aminés, les protéines
passeront dans l’intestin grêle pour être à
leur tour assimilées sous forme d’acides aminés.
La principale transformation chimique des protéines se fait
dans l’estomac en pH acide.
En
théorie, le mélange féculent-protéine
est incompatible. En effet, nous n’avons qu’un seul estomac
et on ne peut réclamer à celui-ci un milieu à
la fois basique d’un pH 7 à 8 pour les féculents
et un milieu acide d’un pH 2 à 4 pour les protéines.
Ceci
est très ennuyeux car la démarche alimentaire actuellement
admise est d’associer presque systématiquement : poisson
avec riz, jambon avec purée, steak avec frites.
Une
exception existe avec les protéines grasses : noix, noisettes,
amandes (oléagineux), fromages à pâte cuite (Comté,
Gouda, Gruyère, etc.) qui sont semi-compatibles avec les féculents
grâce à la présence des lipides.
Les
produits laitiers comprennent : le lait biologique, le lait UHT cuit
à plus de 100 °C, les fromages à pâtes fermentées
: Bleu, Camembert, Roquefort, etc., les fromages blancs frais : de
vache, de brebis, de chèvre, ainsi que les yaourts et petits
suisses, les fromages à pâtes cuites : Gruyère,
Comté, St-Paulin, Gouda, etc. Les produits laitiers sont classés
dans les sous-produits animaux. Ils contiennent nutritionnellement
des protéines, des lipides, des glucides, du phosphore et ce
« fameux » calcium fort à la mode.
LE
LAIT EST UN ALIMENT DÉCONSEILLÉ POUR L'ADULTE
—
Le lait UHT, par sa cuisson à ultra-haute température,
est un aliment mort, dépourvu de ferments lactiques nécessaires
à sa vitalité et à son assimilation.
— Le lait biologique est un aliment vivant que l’on peut
consommer tel quel, ou bien transformer par son caillage naturel (yaourt,
lait caillé, fromage blanc). Non transformé, c’est
un aliment adapté aux enfants jusqu’à 7 à
8 ans, date à laquelle l’organisme ne fabrique plus de
présure nécessaire à sa digestion. Le lait est
un aliment déconseillé pour l’adulte.
— Les fromages à pâte fermentée sont très
acidifiants et destructeurs de la flore microbienne intestinale. Par
leur acidité, ils sont très incompatibles avec le pain.
LES
ECHANGES NUTRITIONNELS DE L'ORGANISME
Les
moisissures contenues dans ces fromages sont soupçonnées
de détruire la flore microbienne intestinale au même
titre que les antibiotiques. Cette flore est encore mal connue. On
en parle aujourd’hui comme d’un écosystème
très riche par le nombre de souches microbiennes existantes,
chaque souche contenant des milliards d’individus. C’est
à partir de cette flore que tous les échanges nutritionnels
de l’organisme se font. Cette flore intestinale aurait des affinités
très puissantes avec l’ensemble du système immunitaire.
Tout élément perturbant cet équilibre microbien
détruirait certaines souches, laissant la place libre soit
à une prolifération pathologique d’une des souches
naturellement présentes, soit à une colonisation par
une souche externe (par exemple la Candida albicans).
Les
connaissances actuelles étant trop réduites pour affirmer
quoi que ce soit relatif aux fromages fermentés, leur suppression
ou leur consommation restreinte semble cependant un gage de prudence.
—
Les fromages frais, ainsi que les yaourts de fabrication récente,
n’ont pas les inconvénients des pâtes fermentées.
Ces derniers peuvent être placés en première place
favorable parmi les produits laitiers. Ils sont compatibles avec soit
les légumes verts, soit les fruits frais.
— Les fromages à pâte cuite sont compatibles avec
le pain. Leur haute teneur en lipides leur permet une digestion en
deux temps : pain-lipide puis protéine. Ces deux temps permettent
de supprimer la contrariété acido-basique. Ils sont
utiles dans les modes alimentaires de transition pour les personnes
en surconsommation de protéines animales.
Dans
certaines écoles de pensée diététique,
les produits laitiers sont remis en cause et parfois bannis en totalité.
Première
réflexion : peut-on comparer en qualité les
nouveaux produits laitiers (lait UHT, nouveaux fromages de synthèse…)
et les laitages de bonne qualité biologique et/ou de fabrication
traditionnelle ?
Deuxième
réflexion : les média conseillent, à
grand renfort de publicité, de consommer les produits laitiers
pour éviter à nos enfants et à nos personnes
âgées les carences, en nous expliquant que ces derniers
sont pratiquement la seule source de calcium pour l’être
humain. Comment se fait-il, dans ce cas, que les Asiatiques, qui ne
connaissent ni le lait, ni le Camembert, ni le yaourt dans leur alimentation
traditionnelle, ne soient pas en carence totale et perclus d’ostéoporose
?
L’ostéoporose
est une maladie due à la carence de calcium. Les carences proviennent
soit d’un manque d’approvisionnement, c’est le cas
dans les pays du Tiers-monde, soit par manque d’assimilation.
Dans ce dernier cas, le calcium est présent dans la nourriture
mais ne se fixe pas. Il est à noter par ailleurs que la consommation
de produits laitiers a été multipliée depuis
la dernière guerre et que, paradoxalement, la courbe des personnes
atteintes d’ostéoporose augmente considérablement
chaque année !
Quelle
est la morale de cette histoire ?
Une suralimentation de produits laitiers perturbe le métabolisme
et bloque les fonctions d’assimilation. L’organisme dépense
une énergie considérable pour éliminer cette
alimentation en excès, au détriment des fonctions d’assimilation.
Nous
sommes, dans ce cas, dans un processus de carence par suralimentation.
Cette réflexion est valable pour toutes les carences,
y compris les vitamines et les oligo-éléments. La réponse
à l’ostéoporose ne peut être un accroissement
d’ingestion de produits laitiers mais, bien au contraire, leur
diminution, voire leur suppression un certain temps, afin que l’organisme
reprenne des forces, se repose et remette en marche ses fonctions
perturbées (la diète et la pratique du jeûne sous
surveillance accélère ce processus de rénovation
calcique).
En conclusion, doit-on être pour ou contre les produits laitiers
? Doit-on être pour ou contre certains d’entre eux uniquement
?
Les années à venir seront riches d’enseignements
pour tous, et le plus important est de rester à l’écoute
de son corps, de ses besoins, et d’expérimenter.
«
Prenez bien soin de votre corps, c’est le seul endroit que vous
avez pour vivre » (Jim Rohn).
La viande et le poisson contiennent des nutriments essentiels
par leur teneur en protéines nobles mais apportent également
beaucoup de déchets appelés purines, urée et
acide urique. Pour les végétariens, la consommation
de produits laitiers ou oléagineux (noix, noisette, amande)
remplaceront favorablement la viande et le poisson.
Pour
ceux qui désirent supprimer ces aliments, la transition peut
se faire en utilisant les viandes blanches, poulet, dinde, de meilleure
qualité que la viande rouge car elles contiennent moins de
purines au départ.
Pour
les strictement végétaliens, les acides aminés
provenant de la viande et du poisson se retrouvent en totalité
dans les oléagineux : noix, noisettes, amandes, noix de cajou,
noix du Brésil, pignons de pin. Ceci est théorique et
demande beaucoup de vigilance ; en effet, il n’est pas sûr,
après avoir longtemps consommé des produits animaux,
que l’organisme soit capable d’assimiler les protéines
d’origine végétale. Toute démarche vers
le végétalisme doit être effectuée dans
une premier temps sous surveillance compétente.
Pour
les consommateurs quotidiens de viande et de poisson, c’est
un excès regrettable et favorable au dépôt d’acide
urique dans les articulations. La porte est ainsi ouverte aux maladies
suivantes (liste non exhaustive) : arthrite, arthrose, poly et périarthrite,
goutte, rhumatisme.
Un
cocktail quotidien de viande et de produits laitiers devient explosif
au fil des années.
Pour ces derniers, la réduction de viande à
trois ou quatre fois par semaine, dans un premier temps, sera une
étape transitoire, nécessaire à une diminution
de leur toxémie et donc un pas vers la santé.
Le
poisson (non issu d’élevage) est de meilleure qualité
biologique (mis à part la présence éventuelle
de mercure) car il n’a pas reçu d’antibiotiques,
de vaccins, d’hormones de croissance et de nourriture inadaptée
à son espèce comme la vache folle. Mais il a un inconvénient
majeur : c’est un aliment qui rentre très vite en décomposition
et fabrique rapidement des poisons. Son ultra-fraîcheur avant
consommation est obligatoire.
Sa surconsommation entraîne les mêmes problèmes
que la viande car le taux de protéines est équivalent.
Si nous pouvons dire que les céréales en excès
fatiguent le système cardio-pulmonaire, les protéines
en excès fatiguent le système rénal par trop
grande élimination toxinique.
C.
LES LÉGUMINEUSES
Elles
comprennent les lentilles, le soja, les haricots blancs et rouges
(légumes secs en général).
Elles sont très riches à la fois en protéines
et en féculents. Malgré leur apport nutritionnel important,
ces aliments sont difficiles à digérer car féculents
et protéines sont incompatibles entre eux. Les légumineuses
ne sont pas conseillées aux personnes à faible vitalité.
D.
LES LIPIDES
Les
huiles végétales, le beurre, la crème fraîche,
le saindoux, l’avocat, sont souvent en surcharge avec les protéines,
car ces dernières contiennent déjà des lipides
(la viande de porc, classée en protéine, est très
grasse, très lipidique).
E.
LES LÉGUMES VERTS DE SAISON
Ils
sont très compatibles entre eux. On peut les consommer crus
ou cuits. Exemples : salade composée avec laitue, radis, concombre
ou soupe de légumes poireaux-carottes, navets. Leur point fort
est qu’ils sont compatibles avec toutes les autres familles
d’aliments, protéines, féculents, lipides.
F.
LES FRUITS
Rapides
de digestion, contenant beaucoup de sucres rapides, ils sont quasiment
incompatibles avec les autres familles d’aliments sauf avec
les fruits secs sucrés : les raisins secs, dattes, figues,
abricots secs, pruneaux, et les protéines maigres acides :
yaourt, petit suisse, lait caillé.
Les
fruits, bien que considérés comme essentiels, peuvent
devenir dangereux consommés en mauvaise association. C’est
le cas du fruit en fin de repas : son transit dans l’intestin
est bloqué au niveau de l’estomac par la présence
des autres aliments, quelle que soit leur nature (et a fortiori les
féculents). Le fruit contenant beaucoup de sucre rapide, ce
dernier va fermenter et sera transformé en alcool. Je rappelle
que c’est à partir de pommes que l’on fabrique
le cidre et le Calvados, à partir du raisin que l’on
fabrique le vin, l’eau de vie, etc. Nous retrouvons parfois
des personnes, qui n’ont jamais bu une goutte d’alcool
de leur vie, avec une cirrhose du foie !
Elles
n’avaient pas besoin de boire puisqu’elles avaient transformé
leur estomac en alambic pendant des décennies avec les fruits
en fin de repas.
Une association très répandue, particulièrement
désastreuse pour les enfants et qui provoque des désordres
O.R.L. comme les otites, rhinites, bronchites, bronchiolites, angines
: un repas de féculents (riz ou purée par exemple) et
un yaourt sucré en dessert : le mélange féculent
et yaourt (protéine acide) est incompatible et le mélange
féculent/sucre du yaourt (sucre rapide) est également
incompatible. Cela nous donne une double incompatibilité majeure
et des rendez-vous réguliers chez le pédiatre.
G.
LES BOISSONS
Les
jus de fruits, le vin, la bière, le thé, les tisanes,
le café sont à classer parmi les aliments à cause
de leur composition. Exemples : la bière est faite à
partir de céréales, le vin à partir du raisin,
quant au café, il contient beaucoup d’acide urique. Ces
liquides ne sont pas anodins dans l’alimentation. Un verre de
jus d’orange ou de vin, par son acidité, bloque la digestion
basique des féculents, consommés au même repas.
Par contre, dans un repas de protéines qui se digèrent
en milieu acide, l’association sera plus acceptable. La boisson
chaude retarde la digestion en fin de repas car elle dilue les sucs
digestifs présents. Quant aux boissons froides, ou glacées,
elles créent un choc thermique dans l’organisme. Elles
doivent être consommées à température ambiante,
surtout l’été. Il est rappelé que les jus
de fruits sont à classer dans les aliments plutôt que
dans les boissons de par leur teneur importante en sucres et vitamines.
Ces deux derniers éléments sont très énergétiques
et adaptés à l’activité du corps. C’est
pour cela qu’il est déconseillé de boire un jus
de fruit après 18 heures car il risque de perturber gravement
le sommeil.
LA
SEULE BOISSON VERITABLE EST L'EAU SOURCE DE TOUTE VIE.
Toutes
ces boissons correspondent plus à un besoin culturel que physiologique.
Ce besoin est aussi important et c’est à chacun de trouver
sa propre voie du « milieu ». La seule boisson
véritable est l’eau, source de toute vie.
Quand
faut-il boire ? Quand on a soif !
Cette réponse peut paraître un peu simpliste
mais elle est donnée à ceux et à celles qui se
forcent à boire un, deux ou trois litres d’eau par jour
sans soif, sous prétexte d’éliminer ! L’élimination
est un processus cellulaire à ne pas confondre avec l’évacuation
intestinale et urinaire. La surconsommation d’eau dans notre
climat tempéré ne se justifie pas et peut entraîner
une insuffisance rénale grave par fatigue des reins.
FAUT-IL
BOIRE PENDANT LES REPAS ?
Si
le repas contient en bonne proportion des légumes crus et cuits
et que, dans la journée, des fruits frais ont été
consommés, alors il n’est pas nécessaire de boire
pendant le repas. Faut-il boire en dehors des repas ?
Si
les fruits frais de saison sont consommés régulièrement
(matin, 10 heures, goûter) et que les repas contiennent des
légumes, alors il n’est pas nécessaire de boire
sauf si c’est en plein été, en plein effort physique
ponctuel, moment où l’organisme réclame de l’eau,
avec sensation de soif réelle à cet instant-là.
Ces
propositions sont valables aussi bien pour les boissons chaudes que
froides. Et rappelons-nous le proverbe : « Garder une poire
pour sa soif ». Voici, pour rappel, quelques teneurs en eau
: laitue 96 %, pastèque 94 %, brocoli-carotte-betteraves 91
%, orange 88 %, pommes 85 %).
LE
STRESS
Avant
d’aborder le « comment manger », il est important
de signaler que la toxémie, source de toute maladie, est créée
par un état d’acidose d’origine d’une part
alimentaire mais aussi, d’autre part, mentale. En effet, dans
une situation de stress relationnel, l’organisme déclenche
un processus chimique avec hormones, corticoïdes, adrénaline,
noradrénaline, dont le résultat final de dégradation
est l’acide vanyl-mandélique, perturbant l’équilibre
acido-basique.
Les
stress peuvent être ponctuels : divorce, deuil, chômage,
déménagement, mais aussi ancrés et anciens. C’est
le cas des « scénarios de vie mal digérés
» que sont les moments conflictuels dans la vie d’un individu,
datant de l’enfance, de l’adolescence ou de son existence
présente. Ces situations intégrées négativement
créent des contentieux émotionnels non évacués
et sont souvent rattachés à des conflits d’ordre
familial. Tant que les dépendances envers ces chocs émotionnels
existent, il est vain de vouloir résoudre un symptôme
de maladie persistant, uniquement en supprimant la toxémie
d’origine alimentaire.
Le
corps humain fonctionne avec deux processus :
— psychosomatique, exemple : la colère que
j’ai envers un de mes parents crée une toxémie
qui engendre des crises d’asthme,
— somato-psychologique, exemple : ma mauvaise alimentation fabrique
une toxémie qui se localise dans mon système respiratoire,
engendre des crises d’asthme et me crée des problèmes
relationnels à cause de ma mauvaise humeur.
Le
mot humeur a deux connotations : c’est un trait de caractère
agréable ou désagréable et ce sont les liquides
qui circulent dans mon organisme, principalement le sang et la lymphe.
Une
personne de « mauvaise humeur » indique une toxémie
d’origine physiologique qui intervient sur son caractère
de sociabilité. Dans certains cas, il est souhaitable d’utiliser
un outil de travail psychothérapeutique comme la bio-analyse
qui permet le repérage des scénarios de vie, leur évacuation
émotionnelle et un nouveau repositionnement de détachement.
Il existe d’autres outils intéressants comme le programme
Sappe et Espere de Jacques Salomé.
ALORS,
QUOI MANGER ?
—
Les fruits seront consommés en dehors des repas, au moins un
quart d’heure avant le repas, ou bien dans la matinée
ou encore l’après-midi.
— L’association fruits + fruits secs sucrés + yaourt
peut se faire le matin au petit déjeuner.
— Les légumes verts, nécessaires à chaque
repas, en crudités et/ou cuits vapeur seront présents
en grande proportion.
— Les fruits et les légumes sont les seuls aliments qui
drainent et qui nourrissent le corps sans l’encrasser. De plus,
ce sont les seuls aliments dont le bilan final est basique pour l’organisme,
contrairement à tous les autres aliments qui sont acidifiants.
Il est très recommandé de leur donner une place de choix
dans notre alimentation.
— Les légumineuses sont compatibles avec les légumes.
Exemple : une assiette de crudités avec un plat de lentilles
cuisinées avec oignons et carottes.
— Les huiles végétales de première pression
à froid et le beurre (lipides) sont compatibles avec les légumes
et les féculents.
A noter : citron, vinaigre, tomate et vin sont incompatibles avec
les féculents et compatibles avec les protéines.
Sur les deux repas principaux de la journée, déjeuner
et dîner, un repas sera composé de crudités +
féculents + légumes vapeur, et l’autre repas :
crudités + protéines + légumes vapeur.
En fait, au lieu de penser l’équilibre alimentaire sur
un repas, nous allons le penser sur la journée. Ces indications
sont bien sûr théoriques et à adapter selon chacun,
c’est-à-dire suivant son potentiel énergie, sa
toxémie et ses goûts.
LES
ALIMENTS ACIDES ET LES ALIMENTS ACIDIFIANTS
Il
ne faut pas les confondre. Certains aliments ont un bilan final acide
dans l’organisme, même si leur digestion s’est faite
en milieu basique (ex : les céréales). D’autres,
bien qu’acides au goût, ont un bilan final basique (ex:
les oranges).
La
viande fabrique de l’acide urique, elle est donc acidifiante.
Les oranges, citrons, pamplemousses, oseille, épinards sont
acides au goût mais basiques à la fin.
Le riz, la semoule, le quinoa sont doux au goût mais acidifiants
au final car ces aliments contiennent aussi des protéines (malgré
leur digestion en milieu basique).
Exemples
de menus compatibles
ci-dessous et suivant la philosophie de chacun (à
titre indicatif) :
Ces propositions sont en fait un mode alimentaire transitoire, d’une
alimentation hétérogène vers une alimentation
compatible. Si vous êtes dans une situation toxémique,
cette manière de se nourrir agira dans un premier temps de
façon thérapeutique en créant des symptômes
d’élimination. Divers troubles d’auto-nettoyage
peuvent alors apparaître : perte de poids, langue chargée,
haleine fétide, urine jaune foncé, pouls plus rapide,
variations dans la qualité/quantité/régularité
des selles, sensation de froid aux extrémités. Ces signes
doivent être analysés positivement. L’organisme
profite en fait de ce « répit alimentaire » pour
mettre en marche la fonction d’élimination toxinique
cellulaire. Quant aux personnes en bonne santé, bonne vitalité,
faible toxémie, leurs capacités de fonctionnement quotidien
vont s’accroître. Elles dormiront un peu moins et seront
en pleine forme pour affronter toute l’animation de la vie quotidienne,
familiale, professionnelle, culturelle.
|
|
VÉGÉTARIENS
produits laitiers sans viande |
VÉGÉTALIENS
aucun produit animal |
| |
PETIT-DÉJEUNER |
|
| Fruits
frais, raisins secs, yaourt nature, crudités variées |
Fruits
frais, raisins secs, yaourt nature, crudités variées |
Fruits
frais, raisins secs, yaourt nature, crudités variées |
| |
MIDI |
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| Huile
d'olive, pomme de terre au four+gruyère, soupe de légumes |
Huile
d'olive, pomme de terre au four+gruyère, soupe de légumes |
Huile
d'olive, pomme de terre au four+gruyère, soupe de légumes |
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SOIR |
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| Poulet
rôti, haricots verts avec ail et persil |
Tofu,
haricots verts avec ail et persil |
Tofu,
haricots verts avec ail et persil |
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LA
SURCHARGE PONDÉRALE
Les
personnes en surcharge pondérale vont perdre du poids. Les
personnes ayant un poids normal et en bonne santé verront leur
poids varier très peu. Les personnes ayant un poids normal
mais en situation de forte toxémie perdront du poids, situation
nécessaire dans un premier temps. Pour les personnes ayant
déjà des symptômes de maladies, la désintoxication
de l’organisme pourra s’effectuer par une série
de modes alimentaires compatibles (mode complément, mode associé,
mode cellulosique et mode non cellulosique, pour plus de détails,
consulter la planche plastifiée disponible chez l’auteur)
qui tiendront compte de l’espace familial, culturel et professionnel
de chacun. Leur spécificité est de supprimer en douceur
les aliments hautement acidifiants pour passer en alimentation basique.
Ceci permet à l’organisme une reminéralisation.
Aux couples qui essaieraient ce mode alimentaire : « Mesdames,
ne soyez pas jalouses, votre compagnon perdra plus et plus vite que
vous ! » Quant à la cellulite, elle reste pour beaucoup
un mystère. Je ne comprends toujours pas pourquoi le Créateur
vous a joué ce tour ! « et le Verbe s’est fait
chair » nous disent les Saintes écritures. Si c’est
le cas, arrêtons de parler, s’il vous plaît !