L’article
75 de la loi « Droits des malades » du 4 mars
2002 consacre officiellement les titres d’ostéopathe
et de chiropraticien.
Cet article constitue le point d’orgue d’un long processus
entamé il y a plusieurs décennies par un petit groupe
de pionniers de l’ostéopathie et de juristes qui ont,
dans l’ombre, participé activement aux travaux parlementaires
européens concrétisés par le vote le 29 mai
1997 de la « Résolution sur le statut des médecines
non-conventionnelles » qui posait la première pierre
de l’harmonisation de ces disciplines, parmi lesquelles l’ostéopathie
et la chiropratique.
L’ostéopathie
hier et aujourd’hui
Naissance
de l’ostéopathie : Andrew Taylor STILL (1828-1917).
• 1828-1892 : un concept médical
novateur
Il y a plus d’un siècle, aux Etats-Unis, naissait un
concept médical inédit qui devait alimenter pour longtemps
une vive et parfois violente polémique entre les tenants
d’une médecine classique symptomatique et ceux issus
d’un courant novateur basé sur la physiologie stricte.
Le fondateur de ce courant, Andrew Taylor STILL, médecin-chirurgien
pendant la guerre de sécession, découvre l’importance
capitale de certaines notions fondamentales de physiologie, délaissées
par le corps médical de son époque et qui, selon lui,
déterminent l’état de santé, la résistance
organique aux agressions et l’installation de maladies secondaires
à des perturbations mécaniques qu’il qualifie
de « lésions ostéopathiques ».
• 1892 : première école
d’ostéopathie américaine
Still fonde la première école d’ostéopathie
: l’American School of Osteopathy de Kirksville, créant
un diplôme de médecine ostéopathique (D.O.).
• L’ostéopathie
viscérale
A la même époque, en Suède, THURE-BRANDT met
au point une méthode diagnostique et thérapeutique
destinée aux organes de l’abdomen et du petit bassin.
Dès 1970, les ostéopathes français intègrent
cette méthode au sein de l’ostéopathie qualifiant
cette branche indissociable, d’ostéopathie viscérale
et gynécologique.
• 1917 : Grande-Bretagne : première
école d’ostéopathie
Un disciple de Still, J.-M. LITTLEJOHN crée en Grande-Bretagne
la première école d’ostéopathie d’Europe,
la British School, à partir de laquelle cette méthode
devait rayonner vers les autres pays européens.
• 1930 : les travaux de Louisa
BURNS
Les travaux de Louisa BURNS sur le cobaye démontrent les
relations entre les perturbations des relations anatomiques et la
mécanique vertébrale dénommées «
lésions ostéopathiques » qui entraînent
l’installation de réactions inflammatoires au niveau
des organes correspondant à l’étage vertébral
siège de la lésion. La cartographie de ces correspondances
est donnée dans les livres d’ostéopathie tel
que « L’ostéopathie deux mains pour vous guérir
».
• L’ostéopathie
crânio-sacrée
A la même époque, aux Etats-Unis, un élève
de STILL, William GARNER SUTHERLAND découvre au niveau des
os du crâne et de l’ensemble des enveloppes du corps
(les fascias), un micro-mouvement ondulatoire de rythme différent
des mouvements cardio-pulmonaires. Les traitements crâniens
sont surtout efficaces chez les enfants ayant subi des traumatismes
à la naissance ou dans la jeune enfance et présentant
des problèmes tant physiques que mentaux de même que
dans le traitement des effets du stress et des troubles émotionnels.
Ainsi est né, de l’intuition et de l’expérience
de trois hommes : STILL, THURE-BRANDT et SUTHERLAND, un système
médical complet, complémentaire de la médecine
classique ou alternatif selon les cas, mais qui s’en distingue
sur de nombreux points.
• 1950 : la Société
française d’ostéopathie
Un médecin Robert LAVEZZARI instruit par une ostéopathe
américaine élève de Still, fonde la «
Société française d’Ostéopathie
».
• 1965 : l’Ecole française
d’ostéopathie
Un kinésithérapeute français, Paul GENY, crée
avec un ostéopathe anglais, Thomas G. DUMMER, l’École
française d’Ostéopathie. Ses élèves
sont à l’origine du développement du mouvement
ostéopathique non médical en France.
• 1970 : l’ostéopathie
commence à se développer en France grâce aux
avant-gardistes : les pionniers ont pour la plupart été
formés en Angleterre, aux Etats-Unis et en France.
• 1975-1980 : premières
écoles d’ostéopathie parisiennes
Les premières écoles d’ostéopathie sont
créées à Paris et à Lyon, initialement
réservées aux kinésithérapeutes diplômés.
Au début l’enseignement est de quatre ans, puis ensuite
de cinq ans, totalisant un minimum de 900 heures d’ostéopathie.
• 1982 : création du
DUMENAT à Bobigny
Création par le doyen Pierre CORNILLOT,
d’un enseignement en ostéopathie réservé
aux médecins à la Faculté de médecine
de Bobigny. L’enseignement est dispensé par des non
médecins formés en Angleterre. La durée des
études est de deux ans totalisant 250 heures d’ostéopathie.
Les non médecins : le mouvement professionnel
connaît une première tentative de fédération.
• 1984 : premiers travaux économiques
et reconnaissance
Lors des entretiens de Bobigny à Paris, le 11 mars 1984,
le doyen de la Faculté de médecine Paris-Nord, Pierre
CORNILLOT, posait les conditions préalables indispensables
à un processus de reconnaissance :
1) La garantie professionnelle en matière
d’innocuité,
2) La reproductibilité des techniques,
3) Les preuves d’efficacité…
Cette date marquait le début des travaux socio-économiques
qui devaient démontrer l’efficacité et l’efficience
de l’ostéopathie (« Ostéopathie et coût
de la santé » et « Rapport sur le rôle
socio-économique des ostéopathes en France »).
• 1985 : ostéopathie
et TVA
Certains praticiens ostéopathes, ayant conservé leur
inscription sur les listes préfectorales des professions
de santé au titre de leur diplôme de kinésithérapeute,
choisissent de ne pas faire payer la TVA sur leurs soins, respectant
ainsi la VIe Directive européenne de 1977 qui pose le principe
de l’exonération aux activités de soins à
la personne dispensés par les professions médicales
et paramédicales. D’autres kinésithérapeutes
font le choix de se radier des listes préfectorales et de
faire payer la TVA sur leurs soins. Cette divergence est la base
de la scission entre les deux mouvements ostéopathiques.
L’un, légaliste veut construire la profession d’ostéopathe
sur les bases d’un diplôme médical ou paramédical.
L’autre préconise la mise hors la loi de ses membres
et le paiement de la TVA.
1986
: vers une ostéopathie européenne
A partir de cette
époque s’instaure un climat d’insécurité
juridique et de discrimination fiscale.
Les divers courants du mouvement ostéopathique ont créé
une dynamique et, après s’être opposés,
se sont rejoints 7 ans plus tard au niveau du projet européen
mis en place par le député Paul LANNOYE.
En 1986, une Convention européenne d’ostéopathie
se réunit à Bruxelles regroupant les délégations
des principales associations professionnelles d’ostéopathes
d’Europe : France, Belgique, Grande-Bretagne, Italie, Grèce,
Portugal, Suisse, Hollande, Luxembourg.
Les conclusions de cette Convention apportent un certain nombre
d’éléments essentiels :
1) Les principes de libre circulation et de reconnaissance
des diplômes supérieurs au sein de la C.E.E. obligent
les Etats membres à uniformiser leur législation.
Il est en effet discriminatoire qu’un praticien français
disposant d’un diplôme étranger d’ostéopathie
puisse exercer librement dans les pays voisins et pas en France
(Grande-Bretagne, Allemagne), risquant de se voir poursuivi en France
pour exercice illégal de la médecine ou en recouvrement
de TVA.
2) La proposition de la Commission européenne
pour la reconnaissance des équivalences de diplômes
repose sur trois critères fondamentaux qui, s’ils sont
réunis, pourraient permettre d’obtenir un consensus
des instances européennes concernant l’exercice de
l’ostéopathie.
3) L’intégration des ostéopathes,
selon M. ROELAND DU VIVIER député belge au Parlement
européen (membre de la Commission de l’environnement
et de la santé publique et de la protection des consommateurs)
passe par le Parlement européen :
« L’Europe des citoyens, c’est la possibilité
pour chacun de pouvoir se former, devenir un praticien de santé
de la même façon dans les différents Etats membres
de la C.E.E., et la possibilité, pour les citoyens de l’Europe
de pouvoir faire appel, de la même manière, …aux
services des praticiens de santé, en particulier aux ostéopathes...
C’est donc au Parlement européen que revient la charge
de faire entendre la voix des citoyens européens... ».
• 1989 : création de
nouveaux mouvements professionnels
Le 23 mars 1989, le S.O.K. (Syndicat des ostéopathes diplômés
en kinésithérapie) est créé.
Pour tenter de trouver des solutions, une étude juridique
portant notamment sur ce problème est confiée à
Isabelle ROBARD, Docteur en droit, spécialisée en
droit de la santé. Cette étude met en relief les curieuses
distorsions d’un pays à l’autre : dispense de
taxe en Belgique, Grèce, Espagne, Portugal, Suède,
Allemagne... taxe à faible taux en Grande-Bretagne, taux
maximum en France pour les professions non réglementées
(en contradiction avec la VIe Directive européenne de 1977),
exonération pour les professions réglementées.
• 1991 : « La santé
hors la loi, les hors la loi de la santé »
Première édition de l’ouvrage juridique «
La santé hors la loi, les hors la loi de la santé
» (Isabelle Robard) faisant l’état notamment,
de façon très pointue de la jurisprudence en matière
d’exercice illégal de la médecine concernant
les ostéopathes. Cet ouvrage servira de référence
pour le droit comparé notamment dans le cadre des travaux
du député européen Paul LANNOYE et de la Commission
santé du Parlement.
• 1993 : 1res réunions
à Bruxelles et création de la F.E.S.O.
(Fédération européenne des syndicats et associations
d’ostéopathes).
Le 23 avril 1993, les premières réunions à
l’initiative du député européen Paul
LANNOYE ont lieu pour tenter de trouver une conciliation
entre médecins et non-médecins, permettant de parvenir
à une harmonisation de la profession d’ostéopathe
notamment.
• 1994 : 1er projet de résolution
européen à l’initiative de Paul Lannoye
A l’initiative du député Belge Paul LANNOYE,
un premier projet de résolution tendant à amorcer
le processus de reconnaissance des médecines non conventionnelles
est élaboré par la Commission santé
et protection des consommateurs du Parlement européen.
Le projet voté par la Commission santé est ensuite
sabordé par un médecin député européen
qui obtient les 52 signatures nécessaires pour empêcher
sa mise à l’ordre du jour.
• 1995 : blocage du projet
Suite aux manœuvres du député en vue de faire
échouer le projet européen, les divers mouvements
ostéopathiques participent à la création d’une
association européenne : PROCOMED afin de fédérer
les diverses branches des médecines naturelles d’Europe.
Le
Parlement européen représente « les peuples
des Etats réunis dans l'Unité européenne »
ainsi que le déclare le Traité de Rome de 1957. A
l'heure actuelle 375 millions d'Européens de 15 pays participent,
à travers leurs 626 députés au Parlement européen,
à la construction de l'Europe.
Le Parlement européen est la seule institution communautaire
qui se réunisse et délibère en public. Ses
débats, ses avis et ses résolutions sont publiés
au Journal officiel de l'Union européenne.
1997
: vote européen historique et décisif
Le 29 mai 1997, à
Bruxelles, en session plénière, le Parlement européen
adopte le « Rapport sur le statut des médecines
non-conventionnelles ». A noter que pour la première
fois, un terme spécifique officiel « Médecines
non-conventionnelles », est retenu par une institution officielle,
en l’occurrence le Parlement européen. Ce terme «
non-conventionnelles » sera repris chronologiquement par la
Belgique, le Conseil de l’Europe, le Parlement portugais,
par l’Espagne puis par l’Italie.
Ce rapport est élaboré pendant quatre ans par la Commission
de l’environnement, de la santé publique et de la protection
du consommateur sous l’égide du député
Paul LANNOYE rapporteur. La commission juridique souhaitant se prononcer
sur ce projet, une étude juridique synthétique est
confiée à Maître Isabelle ROBARD afin d’influencer
favorablement le vote de la Commission.
Le texte, bien qu’amputé d’une partie de sa substance
par le vote de motions, marque un pas décisif dans l’évolution
d’une médecine plus ouverte, préconisant la
mise en œuvre et la réglementation de l’ensemble
des méthodes et techniques de soins non conventionnelles,
répondant ainsi aux souhaits des consommateurs européens
qui, dans certains pays de l’union européenne, ne bénéficient
pas de la liberté de choix thérapeutique. Cette résolution
LANNOYE/COLLINS, malgré les critiques formulées à
son encontre, aura et continue d’avoir une influence fondamentale
sur l’évolution des réglementations et projets
de réglementation nationale. L’ostéo-pathie
figure parmi les sept méthodes non conventionnelles retenues
par le Parlement européen.
• 1999 : LA BELGIQUE DONNE LE
TON et Bernard KOUCHNER s’appuie sur cet exemple
Un projet de loi, présenté par Marcel COLLA,
ministre de la Santé publique de Belgique, relatif aux pratiques
non conventionnelles est adopté par le Parlement belge le
11 mars 1999.
La résolution du Parlement européen du 29 mai 1997,
mentionnée expressément dans l’exposé
des motifs de la loi belge, connaît ainsi sa première
et importante concrétisation.
Le ministre de la Santé Bernard KOUCHNER,
constatant les votes belges relatifs à la reconnaissance
des médecines non conventionnelles, décide de créer
une Commission de travail présidée par le Professeur
Guy NICOLAS (Conseiller technique au ministère de l’Emploi
et de la Solidarité), destinée à établir
un rapport sur la situation de l’ostéopathie en France
en vue d’une éventuelle reconnaissance.
La Commission française Guy NICOLAS provoque plusieurs réunions
des différents acteurs de la santé, de l’ostéopathie
et de la chiropratique.
Toujours en 1999, la Commission des questions sociales du Conseil
de l’Europe, influencée par la résolution LANNOYE-COLLINS
du Parlement européen de 1997, adopte un rapport en faveur
de la reconnaissance des médecines non conventionnelles et
notamment des non-médecins.
• 2000 : la
F.A.P.E.S. et le M.I.L.C.T. adressent des lettres ciblées
aux autorités compétentes pour mettre fin à
la discrimination fiscale dont font l’objet encore certains
ostéopathes.
2001
: première étape d’un vote
Le 4 octobre, l’Assemblée
Nationale adopte l’amendement 178 présenté par
le député Bernard CHARLES, intégré à
l’article 52 de la loi « Droit des malades »,
amendement reconnaissant le titre d’ostéopathe et de
chiropraticien.
• 2002 : ce
projet de loi adopté en première lecture devait passer
devant le Sénat pour revenir devant l’Assemblée
nationale en seconde lecture pour un vote définitif.
Le Sénat, après examen par la commission des
Affaires sociales, votait, le 5 février 2002, un texte reprenant
et complétant le texte de l’Assemblée nationale.
Les quelques positions suivantes des sénateurs et du ministre
ayant participé aux débats, démontrent le souci
des législateurs d’assurer à la fois la sécurité
des patients et l’adaptation de la loi française aux
besoins et à la liberté de soins exprimés par
nos concitoyens :
M. KOUCHNER, ministre délégué
:
« En 1994 ou 1995, lorsque j’étais député
européen, nous avons reçu un énorme rapport
sur les médecines douces en général et sur
l’ostéopathie en particulier. Il en ressortait que
nous étions le dernier pays à ne pas reconnaître
cette discipline. Cet argument est sérieux, même s’il
n’est pas décisif. Dans bien des pays, et pas seulement
aux États-Unis, l’ostéopathie a pignon sur rue
et la formation suivie est distincte de celle des médecins.
Bref, nous sommes en retard par rapport à nos voisins ».
Le sénateur Paul BLANC :
« Je suis certes tout à fait d’accord avec notre
rapporteur sur la nécessité d’encadrer la pratique
de l’ostéopathie, compte tenu du danger de certaines
manipulations vertébrales… L’ostéopathie
est aujourd’hui entrée dans les mœurs et il est
normal que le législateur rende légal ce qui est de
pratique courante ».
Le sénateur ANGELS :
« Des praticiens compétents rendent service à
des malades, voilà la réalité : il faut accepter
les médecines douces ! ».
Le sénateur FISCHER :
« On ne peut ignorer ces pratiques, au demeurant appréciées
par nos concitoyens ».
Le sénateur CHÉRIOUX :
« Je pense que tout le monde est d’accord : on ne peut
pas laisser cette profession hors-la-loi, mais il faut la réglementer
pour avoir des garanties ».
• 12 février 2002 : retour
de l’amendement rectifié à l’Assemblée
nationale
Une Commission mixte paritaire composée de 7 députés
et de 7 sénateurs est constituée, à l’initiative
du gouvernement, afin de concilier les points de vue de l’Assemblée
nationale et du Sénat (procédure de navette) la commission
a adopté l’amendement rectifié de M. Bernard
Charles qui devient :
Article 52 bis (Texte élaboré par la commission
mixte paritaire) :
« L’usage professionnel du titre d’ostéopathe
ou de chiropraticien est réservé aux personnes titulaires
d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique
à l’ostéopathie ou à la chiropratique
délivrée par un établissement de formation
agréé par le ministre chargé de la santé
dans des conditions fixées par décret. Le programme
et la durée des études préparatoires et des
épreuves après lesquelles peut être délivré
ce diplôme sont fixés par voie réglementaire.
S’il s’agit d’un diplôme délivré
à l’étranger, il doit conférer à
son titulaire une qualification reconnue analogue, selon des modalités
fixées par décret. Les praticiens en exercice, à
la date d’application de la présente loi, peuvent se
voir reconnaître le titre d’ostéopathe ou de
chiropraticien s’ils satisfont à des conditions de
formation ou d’expérience professionnelle analogues
à celles des titulaires du diplôme mentionné
au premier alinéa. Ces conditions sont déterminées
par décret. Toute personne faisant un usage professionnel
du titre d’ostéopathe ou de chiropraticien est soumise
à une obligation de formation continue, dans des conditions
définies par décret. L’Agence nationale d’accréditation
et d’évaluation en santé est chargée
d’élaborer et de valider des recommandations de bonnes
pratiques. Elle établit une liste de ces bonnes pratiques
à enseigner dans les établissements de formation délivrant
le diplôme mentionné au premier alinéa. Un décret
établit la liste des actes que les praticiens justifiant
du titre d’ostéopathe ou de chiropraticien sont autorisés
à effectuer, ainsi que les conditions dans lesquelles ils
sont appelés à les accomplir. Ces praticiens ne peuvent
exercer leur profession que s’ils sont inscrits sur une liste
dressée par le représentant de l’État
dans le département de leur résidence professionnelle,
qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou autorisations
».
Le
5 mars 2002 la
Loi Droit des malades est publiée au Journal officiel. L’article
75 de la loi reprend le texte de l’article 52 bis
Le processus de reconnaissance
de l’ostéopathie et de la chiropratique a donc été
essentiellement impulsé et nourri par la réalisation
de travaux ou d’actions concrètes menées par
les organismes et personnes suivants :
Mme Simonne BROUSSE Présidente de la F.A.P.E.S., M. Le Député
Bernard CHARLES, M. Le Député européen COLLINS,
M. DUCROS (F.F.M.K.R.), Maître Claude DURAND, M. J.-L. FARAUT
Ex-Président du S.O.K., M. Michel FISCHER Président
de la F.E.S.O. (Président fondateur du S.O.K.), Maître
Raymond FORNI (à l’origine de l’expertise NICOLAS),
M. Armand GERSANOIS représentant du R.O.F. et de l’U.F.O.F.,
M. Régis GODEFROY (Président de la F.O.F.) décédé,
M. le ministre Bernard KOUCHNER, M. le Député européen
Paul LANNOYE, M. LAPOUMEROULIE Directeur de l’école
d’Ostéopathie de l’O.N.R.E.K., M. Marc LECOCQ
Président de l’O.M.N.E.S., M. Pierre-Yves MAIGNAN Président
du M.I.L.C.T., M. le Professeur Guy NICOLAS, M. Sylvain PARNY de
l’Association française de chiropratique, M. PERRONNEAUD-FERRE
(fondateur du R.O.F.), Maître Isabelle ROBARD, M. Guy ROULIER
auteur du « Livre blanc de l’ostéopathie »,
Co-fondateur du S.O.K. et du F.E.R.O., M. André ROUX (ex-Président
FENAHMAN).
Extrait de l’article « Ostéopathie :
20 ans pour une reconnaissance » cosigné par Michel
FISCHER Président fondateur de la F.E.S.O. Pierre-Yves MAIGNAN
Président du M.I.L.C.T. Guy ROULIER Fondateur du F.E.R.O.